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Russule bleue et jaune
Russule charbonnière
Charbonnier
Champignon charbonnier |
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Classe : Basidiomycètes
Ordre : Russulales
Famille : Russulaceae
Genre : Russula |
Photo © Jean Yves Bernoux |
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Chapeaux : |
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de
5 à 15 cm, globuleux puis convexe et enfin étalé-déprimé
en large coupe ;
cuticule séparable sur environ 2/3, légèrement visqueuse
à l'humide, vite sèche, dessinée de veinules radiales, tonalités du violet au verdâtre, nuancées
de bleu et de jaune ;
marge lisse régulière, unie, concolore ou à peine plus claire ; |
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Lames : |
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adnées, épaisses, assez serrées, inégales, fourchues, molles et souples, grasses au toucher (lardacées), blanches parfois tachées de brunâtre dans l'âge ; arêtes entières, concolores ; |
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Pied : |
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=> 10 x3(4-5) cylindrique atténué à la base, plein, ferme mais vite dégradé par les vers, blanc parfois très légèrement teinté de lilas et/ou taché de brun (comme les lames) ; |
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Chair : |
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épaisse, ferme, cassante, blanche légèrement violacée sous la cuticule ;
saveur douce, odeur non significative ; |
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Spores : |
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sporée
blanche peu amyloïde, spores ovoïdes, peu verruqueuses, 9 x 6,5 µm ; |
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Comestibilité : |
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bon comestible ; |
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Très populaire, la russule charbonnière est, tout comme le palomet (Russula virescens, la russule verdoyante), un champignon de la famille des Russulaceae.
Et dans cette famille, c'est certainement les deux seuls spécimens qui valent d'ètre cuisinés.
Mais autant le palomet est une russule assez facile d'identification, autant les autres représentants du groupe sont extrêmement difficiles tant elles sont peu fiables aux niveaux des critères visuels. Et de ce point de vue, la russule charbonnière ne faillit pas à la règle.
A ce propos, Georges Becker écrivait :
<< Ce genre difficile entre tous a ses spécialistes, qui laissent de côté tous les autres pour s'y consacrer exclusivement, et il n'est pas toujours confortable de les contredire. Mais il n'est rien de tel que l'étude des Russules pour affûter l'esprit critique, le flair, l'attention, la mémoire, et ce genre à peu près inutile oblige l'esprit à s'intéresser à quelque chose qui ne sert à rien. C'est donc un fait de haute civilisation que de connaître les Russules. >>
Et donc, la russule charbonnière, qui fait tout comme les autres, se présente à nous sous des tonalités violettes, verdâtres, tachées de crême, jaune ou rose. Le tout plus ou moins foncé quand jeune ou plus ou moins clair et décoloré dans la vétusté.
A y regarder de près, ce chapeau est de plus finement ridé radialement (photo 4), tout comme le pied d'ailleurs, finement ridé dans sa longueur (photo 5).
Mais si cette russule charbonnière a si bonne réputation, et si elle est si bien connue de tous (enfin, ceux qui s'y intéressent) il y a sûrement une bonne raison !
En effet, la russule charbonnière, même si elle ne dénote pas de cette famille si difficile à dépatouiller, elle a cependant un point faible, un "défaut" qui la fera reconnaître entre toutes : ses lames.
Et oui, toutes les russules ont des lames cassantes, des lames qui s'éffritent et sautent dès que l'on y passe le doigt ; et bien la russule charbonnière, elle, n'a pas cette particularité, elle possède des lames molles et flexibles qui ne se cassent pas au moindre contact.
Ses lames ont cette caractéristique très particulière d'être grasses, collantes au contact, on dit qu'elles sont lardacées. Voilà qui va faciliter grandement l'identification de notre russule charonnière, surtout les sujets qui s'écartent largement des couleurs du type.
Pour la comestibilité, nul doute que c'est une des meilleures avec le palomet, et tant pis si la confusion est faite avec une autre russule très proche, << .. En règle générale toutes les russules à chair douce peuvent se consommer : il faut donc les goûter. >> (André Marchand, Champignons du Nord et du Midi // I p.238).
On pourra trouver cette russule charbonnière assez couramment aussi bien sous feuillus que sous conifères en troupes de quelques individus plus ou moins éparpillés dès le mois de juin et jusqu'en octobre, sur tous types de sols, peut-être quand même une petite préférence aux terres calcaires.
Outre la confusion sans importance avec une autre russule de couleur identique (après avoir écarté toutes celles qui ont une chair acre) la russule charbonnière ne devrait pas être confondue avec un champignon d'une autre famille. Pourtant, la littérature met en garde avec une éventuelle et terrible méprise entre les russules (à tendance verte) et la mortelle amanite phalloïde, mais bon, il faut être vraiment distrait, ou n'y strictement rien connaître pour faire cette erreur.
Rappelons
tout de même, qu'à l'inverse de l'amanite phalloïde, la russule charbonnière n'a ni volve, ni anneau ! Pour les novices, pensez donc à toujours bien déterrer le pied de vos trouvailles pour en verifier la base.
Autre différence à se rappeler et de taille aussi, la russule fait partie de la famille des Russulaceae => à chair grenue, crayeuse avec cassure nette sans fils (voir photo 8), alors que les amanites ont une chair fibreuse avec présence de "fils" à la cassure.
04/09/2011
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(DE) : allemand : Frauentäubling ;
(UK) : anglais : Charcoal burner, Parrot russula ;
(DK) : danois : Broget skørhat ;
(EE) : estonien : Siniroheline pilvik ;
(ES) : espagnol : Rusula de los cerdos ;
(FI) : finnois : Kyyhkyshapero ;
(NL) : néerlandais : Regenboogrussula ;
(NO) : norvégiens : Broket kremle ;
(PL) : polonais : Golabek modrozólty ;
(SE) : suedois : Brokkremla ;
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