1. Pour nettoyer les champignons : Déjà , la première recommandation à tous chercheurs de champignons qui destinent sa récolte à la consommation est de se munir d'un couteau de poche, si possible muni d'une petite brosse, pour un premier nettoyage sur le terrain : couper les bouts, et brosser les restes de terre, de feuilles et tout autre parasite qui encombrent le champignon. Déjà très propre, celui-ci sera déposé délicatement dans votre panier en osier, pour que la récolte respire et ne commence à s'oxyder (proscrire tout contenant en plastique).
De retour au domicile, tout naturellement le nettoyage sera fonction :
=> de la nature des champignons, (à chair molle ou consistante, à lames ou à pores, grands ou petits ..),
=> de leur utilisation, (immédiate ou conservation ou séchage ou congélation ..),
=> des normes de sécurité à observer (par exemple : la littérature conseillera pour certaines espèces de les blanchir ou de les cuire fortement, ou peut-être de pouvoir les consommer crus, très rare, et actuellement totalement déconseillé !).
Donc, bien évidemment, tout un tas de paramètres qui va conduire à un nettoyage particulier pour chaque champignon. De grands spécialistes de la gastronomie vous expliqueront que le trempage nuit à la tenue et la saveur du champignon en le gorgeant d'eau et qu'il va noircir après le lavage. Et ils ont raison, oui mais, c'est une caricature qui donne mauvaise conscience aux adeptes du nettoyage à grandes eaux. Comment pourrait-on nettoyer une belle autrement qu'en la trempant dans une eau vinaigrée et la rinçant soigneusement, j'allais presque dire trou par trou. Ou alors, imaginez une très belle récolte de (excellents comestibles et non mortels contrairement à ce que pourrait laisser entendre le nom : trompette de la mort) agrémentée de quelques belles poignées de chanterelles en tubes, dans ce cas, je prépare une belle quantité d'eau que je sale et vinaigre, puis je jette les champignons dans cette eau que je remue énergiquement et ressors trompettes et chanterelles à la main ou à l'écumoire pour laisser tout le sable au fond du récipient, et avec le même principe on termine par un ou deux rinçages. Maintenant, prenons le cas d'une récolte de cèpes de belle grosseur et consistante ; là , un couteau et une brosse douce ou un pinceau à poils durs pour parfaire le nettoyage du bas du pied et un chiffon légèrement humide pour le chapeau. Dans ce cas, c'est vrai, il faut éviter de tremper dans l'eau, les pores se gorgeraient totalement d'eau, dénaturant la qualité du champignon. Pour les champignons que l'on va pouvoir consommer crus, encore un problème de principes. Pour faire une salade de champignons de Paris crus, je ne peux m'empêcher de les passer sous l'eau courante en pensant à toutes les mains qui les auront touchés avant de terminer dans mon panier. Les essuyer tout de suite dans un linge bien sec. Pour ceux récoltés en forêt ou lisières, parcs ... le problème est identique. Même s'ils paraissent propres, rappelons-nous des recommandations faites pour tous les petits fruits rouges que l'on trouve lors de nos promenades, il est strictement recommandé de ne rien consommer cru sans lavage préalable, car possibilité de transmission croisée des urines d'animaux vers l'homme. Donc et à mon avis, ce qui vaut pour les fruits rouges je le considère entier pour les champignons. De toutes façons, prudence, très peu de champignons peuvent être consommés crus. |